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Relaxine : le diagnostic de gestation de la chienne

Publié le 19 septembre 2026 · 5 min de lecture

Une éleveuse appelle trois semaines et demie après la saillie. La chienne a pris un peu de ventre, mange davantage, et la question est toujours la même : est-elle pleine ? Chez la chienne, cette question a longtemps eu deux mauvaises réponses. La progestérone ne sait pas y répondre, et l'échographie n'est pas toujours disponible le jour où on la pose. La relaxine y répond.

La seule hormone propre à la gestation

La relaxine est une hormone peptidique de la famille de l'insuline, produite pendant la gestation par le corps jaune et surtout par le placenta. En fin de gestation, elle relâche les ligaments pelviens et le myomètre, et prépare le passage des fœtus.

Ce qui en fait un marqueur de diagnostic tient à une particularité de la chienne. Après chaque ovulation, son corps jaune fonctionne environ deux mois, qu'elle soit gestante ou non. La progestérone évolue donc de la même façon dans une gestation et dans un cycle lutéal normal : elle dit que la chienne a ovulé, pas qu'elle attend des chiots. Le guide sur la progestérone chez la chienne en fait l'outil du choix du jour de saillie, pas celui du diagnostic de gestation.

La relaxine, elle, n'est sécrétée en quantité qu'une fois le placenta en place. Son dosage est un diagnostic direct de gestation, et non une estimation de l'activité ovarienne. Les travaux sur le système relaxine canin montrent que son expression augmente nettement après l'implantation, culmine vers la mi-gestation et diminue avant la mise bas.

Quand prélever

L'implantation a lieu vers la troisième semaine. La relaxine commence à monter dans la quatrième, et dépasse le seuil de positivité entre 25 et 30 jours après la saillie.

Moment du prélèvementCe que vaut le résultat
Avant 25 joursUn positif est fiable ; un négatif ne l'est pas encore
25 à 30 joursFenêtre de diagnostic
Au-delà de 30 joursDiagnostic fiable, valeur croissante avec le stade

Le stade se compte depuis le dernier jour de saillie, faute de connaître la date d'ovulation. L'ovulation pouvant précéder ou suivre l'accouplement de plusieurs jours, un résultat négatif obtenu tôt se contrôle cinq jours plus tard. Un second négatif, au-delà de 30 jours, rend la gestation très improbable.

Lire le résultat

Sur l'ImMScan, le test de relaxine canine (cRLN) rend une valeur chiffrée en ng/mL.

RelaxineInterprétation
Moins de 3 ng/mLChienne non gestante, ou dosage trop précoce
3 ng/mL ou plusGestation en cours

Plage de mesure : 0,5 à 50 ng/mL.

Un test qualitatif ne dit que positif ou négatif. La valeur chiffrée ajoute deux choses.

Elle situe le stade. La concentration augmente avec l'avancée de la gestation : quelques ng/mL entre 25 et 35 jours, plusieurs dizaines à l'approche du terme. Une valeur très haute chez une chienne réputée saillie il y a quatre semaines doit faire revoir la date.

Elle permet un suivi. Chaque placenta produit de la relaxine. Une valeur qui chute franchement entre deux dosages sur le même analyseur évoque une résorption fœtale ou une interruption de gestation, et impose de vérifier la viabilité à l'échographie. Deux mesures ne se comparent que sur la même méthode.

Face aux autres méthodes

MéthodeÀ partir deCe qu'elle apporteLimite
Palpation abdominale21 à 28 joursSans matérielPeu fiable, difficile chez la chienne nerveuse ou en surpoids
Échographie21 à 25 joursMéthode de référence, viabilité fœtaleMatériel et opérateur formé, décompte approximatif
Relaxine25 à 30 joursDiagnostic au cabinet sans imagerie, valeur chiffréeNe compte pas les chiots
Radiographie45 joursDécompte fiable des fœtusTardive, irradiante

La relaxine ne remplace pas l'échographie. Elle rend service là où l'échographie manque : cabinet sans échographe, chienne vue en dehors des créneaux de l'échographiste, éleveur qui veut une réponse pendant la visite. Elle se complète aussi avec elle : l'échographie montre les cœurs qui battent, la relaxine suivie dans le temps dit si la gestation se maintient.

Les situations où elle sert le plus

  • Confirmer une gestation avant d'adapter l'alimentation, de reporter une vaccination ou un traitement, ou de réserver une maternité.
  • Trancher entre gestation et pseudo-gestation chez une chienne qui présente un développement mammaire, un changement de comportement ou une prise de poids après ses chaleurs. La progestérone ne départage pas ; la relaxine, si.
  • Documenter une saillie accidentelle, avant de discuter avec le propriétaire des options possibles.
  • Suivre une gestation à risque : chienne qui a déjà résorbé, portée précieuse, maladie intercurrente.

Pour la même question chez d'autres espèces, le marqueur change : la PAG chez la vache, la progestérone chez la jument.

Le test sur l'ImMScan

Le dosage se fait sur 75 µL de sérum ou de plasma canin, en 15 minutes, sur une cassette conservée à température ambiante. Le résultat est connu avant la fin de la visite, sans envoi ni appel le lendemain.

Sur 45 sérums canins testés en parallèle avec un test rapide vétérinaire de référence, le dosage ImMScan a classé tous les échantillons de la même façon : 35 positifs, 10 négatifs, aucun désaccord. Les chiffres sont publiés sur la page validation analytique.


Contenu destiné aux professionnels de santé animale. Les seuils cités sont ceux du test ImMScan ; ils ne remplacent ni la notice du réactif, ni l'examen clinique.

Questions fréquentes

Parce que la progestérone ne distingue pas une gestation d'une pseudo-gestation. Chez la chienne, le corps jaune fonctionne environ deux mois après chaque ovulation, qu'il y ait des fœtus ou non : la progestéronémie est la même dans les deux cas. La relaxine, elle, est produite par le placenta. Elle n'apparaît que si une gestation est en place.

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